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:: L'Aube dans les nuages ::

 
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Real
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MessagePosté le: 09/05/2014 17:23:04    Sujet du message: L'Aube dans les nuages Répondre en citant

Avançant d’un pas rapide dans l’une des innombrables ruelles qui constituaient la ville basse de Tibannopolis, une ombre encapuchonnée se frayait un chemin parmi les derniers habitants nocturnes qui, l’aube arrivant, terminaient tant bien que mal leur retour chez eux. Les uns après les autres, les néons disparaissaient tandis que le voile orangé de l’aurore bespinienne les remplaçait petit à petit, transformant alors ce lieu, autrefois de vie, en un espace désolé et vide qui perdrait, l’espace d’une journée, absolument tout intérêt. C’était précisément pour cette raison que Real avait choisi cette rue en particulier comme point de rendez-vous pour ses « hommes ». Les nombreux bars et bâtiments désaffectés qui jonchaient les bords de cette ruelle pouvaient tous, les uns comme les autres, faire office de cachette et de point de rassemblement efficaces pour toute la populace qui souhaitait échapper aux autorités.

Real faisait partie de ces personnes, tout comme la rébellion.

Depuis que les séparatistes avaient pris possession par la force de cette planète et de ses ressources 4 années auparavant, forçant ainsi une planète qui s’était toujours voulue républicaine à changer de bord, des groupes de rébellion plus ou moins organisés avaient commencés à se former dans les bas-fonds des cités nuageuses. Exclusivement constitués des loyalistes qui avaient réussis à échapper au massacre, ces groupes nourrissaient une haine féroce envers la confédération et ses sympathisants et capitalisaient celle-ci à travers des opérations de résistance. Pourtant, bien que nombreux, ceux-ci étaient désorganisés et la plupart des coups qu’ils organisaient se transformaient rapidement en échecs tous plus cuisants les uns que les autres. C’est ainsi que, lentement mais sûrement, le moral de la résistance chutait et se fourvoyait en opérations toujours plus désastreuses.

Pourtant lorsque Real leur exposa son plan, ceux-ci se montrèrent très réceptifs. A vrai dire, en plusieurs années de combat contre l’envahisseur, c’était le seul plan qui semblait, à leurs yeux, avoir à la fois assez d’envergure et de chances de réussite pour valoir le coup d’être tenté. Des gens normaux se seraient méfiés, auraient posé des questions à cette femme qui ne fréquentait les lieux que depuis moins d’un mois et qui leur sortait de nulle part un plan efficace servi sur un plateau d’argent. Ils auraient probablement réagis ainsi 4 ans auparavant mais ils étaient tellement perdus et désabusés aujourd’hui qu’ils étaient prêt, inconsciemment, à suivre quiconque qui pourrait leur donner une quelconque chance de réussir
Surtout si cette personne était une Jedi.

C’était incroyable comment ces ascètes avait réussi à diffuser une image aussi positive d’eux-mêmes à travers la galaxie. Les gens étaient tellement fascinés par le terme « Jedi » qu’ils avaient hissés inconsciemment ceux-ci au rang de véritables « anges gardiens ». Ils voyaient en ces moines pacifistes des gardiens de la paix surpuissants qui pourraient soulever des montagnes pour sauver la veuve et l’orphelin. Dans la tête de la populace désespérée, « Jedi » était devenu synonyme de « messie » et ce à un tel point qu’il avait suffi à la jeune femme de montrer un sabre à la lame bleutée pour convaincre tout le monde de la véracité de ses propos. Les pauvres… ils étaient loin de se douter que les fameux « sauveurs » qu’ils vénéraient s’étaient depuis longtemps ralliés à l’ennemi pour préserver leur ordre.


Lorsque Real pénétra dans la bâtisse qu’elle avait désignée comme point de rendez-vous, un vieux bar abandonné depuis longtemps au fond d’une ruelle en cul-de-sac, elle constata avec satisfaction que tous avaient répondus présents et que, visiblement, ils attendaient son arrivée.


– Maître Real. salua maladroitement l’un d’entre-eux en hochant la tête, geste qui fut immédiatement suivi par les autres dans la foulée

La jeune femme les salua en retour d’un autre hochement de tête et les jugea quelques instants du regard. Il y avait une vingtaine de personnes tout au plus, tous étaient armés et, au jugé de leurs mines déterminés, visiblement prêt à casser des mâchoires séparatistes. Tous avaient été soldats auparavant, enfin du moins c’était ainsi qu’ils se définissaient, en réalité ils n’étaient que des miliciens qui avaient combattus aux côtés des clones républicains mais étaient malgré tout efficaces. Real n’aurait pas pu rêver mieux comme force de frappe.

Tous s’écartèrent légèrement à son passage, elle rejoignit alors leur centre où une petite table était entreposée.


– Merci à tous d’être venus. Vous êtes tous prêt ?

Un « oui » unanime et vigoureux lui répondit. Un sourire se dessina chez la jeune femme.

Bien, récapitulons une dernière fois. Aujourd’hui se tiendra aux alentours de 8h une réunion de la réconciliation entre la nouvelle archonte séparatiste et le sénateur. La rencontre se déroulera au grand dôme sénatorial, ce qui signifie que l’archonte devra y être escorté. La piste du grand dôme ayant été détruite pendant l’assaut, ils seront obligés de passer par la voie terrestre.

Nous nous diviserons en deux groupes. Le premier se dissimulera dans la foule près de l’entrée du grand dôme, vous attendrez que l’archonte soit sortie de son speeder pour ouvrir le feu. Ne visez que les gardes, le but est de la forcer à entrer à l’intérieur du dôme. C’est là qu’entre en jeu le second groupe. Grâce à notre contact à l’intérieur, vous pourrez pénétrer à l’intérieur du dôme par la porte de service. Avec la fusillade à l’extérieur, la majorité des gardes devraient avoir quitter leurs postes pour venir prêter main-forte aux troupes postées à l’entrée, vous en profiterez alors pour éliminer les gardes qui seront restés et prendre l’archonte en otage.


– Mais Maître Real… coupa alors l’un des rebelles, quelque chose semblait le troubler. Il se mordit la lèvre inférieur quelques-instants avant de continuer, visiblement gêné. Ce n’est pas contraire au code Jedi de…prendre des otages ?

Real le jugea quelques instants du regard d’un air neutre avant d’afficher un sourire qui se voulait serein. Elle posa une main réconfortante sur son épaule.

– Avec les horreurs qu’ont commises les armées séparatistes pendant la Guerre et celle qu’elles vont commettre par la suite, je ne pense plus que nous ayons le choix. Mais si ça peut te rassurer…

Remarquant l’écoute attentive du reste de l’assemblée, visiblement la remarque semblait avoir fait mouche dans leurs esprits, elle se tourna vers eux..

Si ça peut VOUS rassurer… sachez que j’ai l’entière approbation du conseil et que je n’agis que pour la paix. Aucun mal inutile ne sera fait.

Elle s’arrêta alors quelques instants, attendant une quelconque réponse de l’assemblée mais n’en eut aucune. Tous se contentèrent de hocher la tête silencieusement, visiblement son baratin semblait les avoir convaincus. Real reprit alors son briefing.

– Arturo, c’est bien ta sœur qui travaille entant que servante au grand dôme sénatorial n’est-ce pas ?

– C’est ça oui. Mila est fiable, elle se postera près de la porte de service dés qu’elle aura commencé son service pour nous ouvrir quand on frappera.

– Bien, tu dirigeras le second groupe et je dirigerai le premier, nous ferons en sorte de vous laisser suffisamment de temps. N’oubliez pas de laisser au moins un garde en vie, lorsque nous tiendrons la position, il nous faudra un porte-parole avec l’extérieur.

Il y eut un silence, la lumière orangée envahissait désormais la moitié de la salle. La jeune femme regarda l’heure, le cadran holographique affichait 7 heure. Elle poussa alors un long soupir, se sentant alors comme soudainement envahie d’une forme de pression qu’elle n’avait pas ressentie depuis longtemps… Ainsi tout allait pouvoir reprendre son cours.

– Bien, mettons-nous en route. N’oubliez pas que notre cible est la fille du général Sanna. Ne lui faites de mal sous aucun prétexte, elle est notre ticket vers la libération de Bespin !
___________________________



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MessagePosté le: 09/05/2014 17:23:04    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: 11/05/2014 16:52:36    Sujet du message: L'Aube dans les nuages Répondre en citant

Tibannopolis
6 heures du matin
Demeure de l’Administrateur


Sixtine Sanna contemplait la vue depuis son balcon situé dans les derniers étages de l’impressionnante Cité des Nuages. Il était encore tôt, le soleil se levait à peine, sa lumière puissante se reflétant sur l’immense Dôme sénatorial au loin. Les jeux de couleurs rose et orangé donnaient à la ville une certaine prestance. Sixtine se pencha légèrement. Tout semblait calme, en bas. Pourtant, nul n’ignorait les complots et autres sombres affaires qui se tramaient dans les méandres de la ville basse.

Cela faisait peu de temps que la jeune fille avait été assignée à cette planète. La guerre était terminée, la Conférence pour la Paix aurait bientôt lieu sur Brentaal IV – il faudrait d’ailleurs qu’elle y soit présente, et elle ne pouvait pas admettre que cette idée l’emballait énormément… –, et elle avait été nommée Administratrice de Bespin – son père ayant profité d’une bourde de l’ancien archonte pour la placer au sommet de la planète gazeuse. Au départ, Sixtine avait été très enthousiaste. Puis, elle avait compris qu’il lui faudrait réparer les dégâts de son prédécesseur, à savoir, augmenter de manière colossale la production de gaz Tibanna – car bien que la guerre soit officieusement terminée, que les conflits aient cessé et que la République se soit retrouvée à l’état de simple vestiges, c’étaient tout de même ces mêmes vestiges qui possédaient à présent la majeure partie de la production de gaz Tibanna. Et c’était très frustrant. Cela signifiait certainement faire travailler nombre d’extracteurs pendant plus longtemps, et de manière acharnée. Et puis il faudrait aussi les payer plus, donc augmenter les impôts… Non, finalement, le boulot de fille à papa dans le Palais Archontal de Ryloth était beeeeauuuucoup plus reposant que celui d’Administrateur de Bespin. Oui, on finissait par s’ennuyer, mais au moins, on n’avait pas la responsabilité de centaines de milliers de personnes sur les épaules à à peine vingt-cinq ans.

Bon, l’avantage, c’était que les quartiers de l’Administrateur avaient la classe. La grande classe. Il y avait des pierres précieuses partout ! Sixtine se sentit redevenir hystérique et se força à penser à autre chose. La réunion de réconciliation entre l’occupant et l’occupé avec le maire de Tibannopolis, par exemple. Voilà qui était très calmant. Elle n’avait plus aucune envie de rire, tout à coup.

A coup sûr, le maire était un sale Républicain ancré dans ses pensées pro-républicaines, et il serait impossible de lui proposer d’appliquer les lois séparatistes. Quelle galère. Sixtine soupira. Oui, ça l’avait calmée, pour sûr. D’ailleurs, il était temps de se préparer. Elle devait avoir l’air impressionnant pour tenter d’intimider – ou de charmer – le gueux à qui elle se confronterait. Elle enfila donc une robe aux couleurs de l’aurore, scintillante comme les grains de quartz des plages d’Atzerri. Elle n’oublia pas sa cape aux couleurs séparatistes, retenues par deux broches en forme d’hexagone confédéré. Bon, ça faisait peut-être un peu too much. Du genre : « Je suis l’envahisseur, reconnaissez mon pouvoir et prosternez-vous devant moi ». Et puis ça jurait un peu. Mais bon, a priori, le maire était un homme, et les hommes n’avaient aucun goût en matière d’habillement, c’était bien connu.

***


Tibannopolis
Deux heures plus tard
Piste de garage en face du Dôme


― Comment ? A pieds ? Vous êtes sérieux ? s’exclama une voix empreinte de colère. Mais vous avez vu mon accoutrement ? Vous voulez que je marche jusqu’au Dôme ??

Un soldat intervint, l’air horriblement gêné :

― Ma Dame, nous…

― Excellence, coupa-t-elle.

― Euh… oui, Excellence, bredouilla le soldat. Nous somme terriblement désolés, mais la piste a été détruite durant la bataille de Bespin et…

― Et alors ? Vous avez eu le temps de la refaire, cette piste, depuis ! Mais c’est incroyable d’être entourée d’une telle bande d’incapables !

Sixtine donna un coup de pied dans un speeder, pour faire bonne mesure.

― Bon ! Et bien, puisque tout le monde a décidé d’être stupide et inutile aujourd’hui… Allez, bougez-vous ! On ne va pas rester ici mille ans !

Et Sixtine se retourna en maugréant vers le Dôme. Il y avait des centaines de marches pour y accéder. Et elle avait mis des chaussures à talons. Quelle journée pourrie.

Entourée de ses gardes en uniformes galonnés, fiers et fringants, elle se dirigea vers les marches. Une foule – gardée par des barrières de sécurité – formait une sorte de haie d’honneur sur son chemin. Sixtine ne se sentait pas trop rassurée. Etaient-ils là pour l’acclamer, elle, l’envahisseur, ou plutôt pour la huer ? Elle continua sa lente ascension.

Et soudain, tout explosa.


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MessagePosté le: 13/05/2014 15:52:36    Sujet du message: L'Aube dans les nuages Répondre en citant

Un frisson nerveux parcouru l’échine du jeune homme lorsque son doigt rencontra la sonnette de l’entrée secondaire. Il avait beau avoir une confiance complète en sa sœur, il ne pouvait s’empêcher d’être tendu. Que feraient-ils si c’était quelqu’un d’autre qui leur ouvrait ? Pendant un moment il avait pensé à la solution des livreurs de pizzas qui s’étaient plantés de porte mais bon… Fallait dire qu’avec Grodor, le gamorréen de 2 mètres de haut simplet mais un peu bourru qui ne savait prononcer que son propre nom pour s’exprimer, c’était difficile de se montrer convaincant. Un silence de mort sembla s’installer alors au sein de la troupe tandis que la réponse tardait à arriver. Arturo sonna une seconde fois en retenant sa respiration, son pied battait désormais la cadence.

- Grodor ? fit le géant d’un air tendu, exprimant ainsi à voix haute ce que chacun pensait tout bas : le doute.

Bordel, mais pourquoi est-ce qu’elle ne rép…


*crrrrrrr* Oui, c’est pourquoi ? résonna alors une voix féminine familière dans l’interphone.

- Euh oui, bonjour. C’est pizza hutt, c’est pour une 4 fromages. répondit immédiatement le jeune homme en prenant un accent improbable.

Il en avait eues des idées à la con au cours de sa vie mais celle-ci battait clairement toutes les autres. Utiliser un code aussi stupide pour se faire reconnaître était complètement inconscient et il ne s’en rendait compte que maintenant. Une pizza à 8 heures du mat’ ? Que se passerait—il si quelqu’un écoutait les enregistrements de l’interphone (parce que ça devait forcément être possible) ? Qu’arriverait-il à Mila ? Il aurait dû y réfléchir d'avantage...


C’est bon dépêchez vous d’entrer. Le sénateur est affamé.

Oui…une belle idée de merde. Fraiche et authentique.

Dans un glissement d’air léger, la porte coulissa silencieusement sur le côté, laissant apparaître alors une jeune fille aux cheveux auburn en tenue de servante qui se jeta immédiatement dans ses bras.


- Tu en as mis du temps petite sœur. Je commençais à m’inquiéter. Soupira-t-il alors qu’il la serrait délicatement contre lui, un sourire franc aux lèvres.

Un sourire qu’elle lui rendit et qui, comme par magie, sembla dissiper ainsi instantanément tous les doutes et toutes les inquiétudes qui lui tourmentaient l’esprit depuis qu’il s’était levé.


- Désolée… Je ne voulais pas attirer l’attention en me précipitant trop rapidement.

Son sourire s’élargit, il reconnaissait bien là la petite fille avec qui il avait grandi et qui était toujours là pour rattraper ses conneries.

Tu as bien fait. Maintenant dépêche-toi de retourner à ton poste avant que quelqu’un ne remarque ton absence.

La jeune fille s’exécuta alors, non sans toutefois exprimer une quelconque hésitation qui n’échappa aux yeux du grand frère qui eut également toutes les peines du monde à lui lâcher la main. Elle avait peur pour lui, ce qui était tout à fait normal et il aurait aimé pouvoir la rassurer. Mais il ne pouvait pas, tout simplement. Ca aurait été lui mentir de lui dire que tout se passerait bien, que lorsqu’ils se retrouveraient ce soir ils vivraient dans un monde libre et qu’elle allait pouvoir à nouveau être heureuse. Car c’était tout ce qui comptait à ses yeux, son bonheur. C’était la raison pour laquelle il se battait et avait pris les armes aujourd’hui. Elle était la raison.

Attends-moi Mila, je reviendrai, je te le promets.


*crrrr* Arturo…tu me reçois ? grinça alors la voix de son comlink, le ramenant brusquement à la dure réalité qu’il devait endurer avant de pouvoir s’égarer dans ses rêveries.

- Euh…trois sur cinq Miky. Vous en êtes où ? répondit-il d’un air agacé en tapant rageusement contre le petit boîtier métallique, comme si cela allait mieux le faire marcher.

...avons commencé l’attaque...*crrrr*… la cible se dirige vers le dôme. *crrrrrr*…l’intérieur ?

- Affirmatif Miky, nous sommes à l’intérieur. Nous nous dirigeons désormais vers l’entrée pour interception. Terminé.

Il coupa alors la communication et fit un geste aux quatre hommes qui attendaient derrière lui et qui se mirent alors en marche. Empoignant alors plus fermement son blaster, il ne put s’empêcher de regarder une dernière fois dans la direction où Mila était partie et de soupirer un grand coup. Pourvu que tout se passe bien…

Il rejoignit alors les autres et, tous ensembles, se dirigèrent vers la grande entrée principale. Comme l’avait prévu Maître Real, la fusillade à l’extérieur avait eu pour effet de littéralement vider les lieux. Les couloirs qu’ils devaient traverser avaient beau être long et particulièrement large, ils ne croisèrent pas la moindre âme en chemin, tous les serviteurs semblaient s’être cachés tandis que les gardes avaient quittés leur poste pour venir prêter main forte à l’équipe de l’entrée. Après quelques minutes de marches, ils arrivèrent finalement dans une grande pièce centrale particulièrement chic et décorée et qui semblait être l’entrée principale.

En effet, de l’autre côté de la pièce se tenait une petite troupe visiblement agitée et qui leur faisait dos. Tous reconnurent instantanément le vert vomi de l’uniforme séparatiste qu’arboraient la majorité d’entre eux et, à la vue de la robe qui faisait un peu tâche au milieu de ce tableau guerrier, aucun doute ne pouvait planer sur l’identité de la cible. Etant légèrement plus nombreux qu’eux, les hommes d’Arturo décidèrent d’adopter une approche discrète et, lorsqu’ils furent assez proches, déchaînèrent simultanément un feu d’enfer sur la garde rapprochée. Prise par surprise et désorganisée, ce fut presque sans aucune résistance que celle-ci tomba, ne laissant plus alors qu’une demoiselle esseulée et, visiblement apeurée, ainsi qu’un garde solitaire.


Rendez-vous et vous vivrez ! beugla Arturo sans pour autant lâcher l’unique opposant restant du regard un seul instant.

Celui-ci ne se fit pas prier et jeta immédiatement son arme avant de lever les bras bien haut. Visiblement, celui-ci tenait plus à sa vie qu’à celle de son supérieur. Sage décision pensa le leader du groupe, bien qu’un peu lâche. Les hommes d’Arturo prirent position alors autour de leur otage, Grodor mettant au passage brusquement à genoux le garde en grognant son nom d’une manière peu rassurante. Arturo quant à lui, toisa la jeune femme de haut de façon haineuse. Il connaissait parfaitement les ordres de la Jedi, il savait qu’aucun mal ne devait lui être fait mais sa main lui démangeait furieusement. Voir ainsi devant lui la fille de l’homme qui avait détruit son monde, dans une tenue des plus reluisantes qui plus est, le mettait simplement hors de lui.

D’un revers de la main, il la frappa alors violemment au visage.

Baisse les yeux salope.


Vous êtes notre otage maintenant mademoiselle Sanna. Votre sort dépend de mon bon vouloir alors vous allez être bien sage à partir de maintenant, compris ?

Il ne lui laissa pas le temps de répondre, il n’avait que faire de ce qu’elle pouvait dire en réalité, et prit son comlink.

Ici groupe 2, vous me recevez ? Nous avons l’otage, je répète, nous avons l’otage.



Ici groupe 2, vous me recevez ?

Aucune réponse. Bordel mais qu’est-ce qui se passait encore ?

Miky ? Quelqu’un ? Nous avons l’otage, je répète, nous avons l’otage ! Vous êtes où putain ?

Le silence qui s’ensuivit lui glaça alors le sang au plus haut point tandis qu’il jetait un regard d’incompréhension à ses hommes qui n’étaient pas dans un meilleur état que lui. Même le gamorréen stupide commençait lentement à s’agiter nerveusement.

Ils n’eurent toutefois pas le temps de se poser des questions ou de réfléchir à comment procéder que deux détonations sourdes résonnèrent derrière eux et que deux grenades fumigènes furent lancées dans leur direction, plongeant alors rapidement les lieux dans une fumée dense et impénétrable.

Complètement aveuglé et pris au dépourvu, Arturo ne comprit absolument rien à ce qu’il se passa ensuite. Autour de lui des cris commencèrent à s’élever, des tirs de blasters fusèrent dans de multiples directions et une lueur bleutée semblait voltiger là où se tenaient ses hommes l’instant d’avant. Paniqué, il attrapa alors la jeune femme qui était toujours allongée par terre et posa son blaster contre sa tempe.


Surtout ne bouge pas salope. Fit-il agressivement tout en regardant autour de lui, espérant pouvoir saisir du regard ne serait-ce qu’un instant ce qui était en train de les attaquer

Reculant avec son otage pour tenter de s’extirper de la fumée, il n’eut le temps de faire quelque pas avant de se sentir subitement soulevé du sol et brutalement séparé de la jeune femme par une force invisible qui l’envoya valser contre le mur avoisinant. Sonné et la vision troublée, il n’eut pas le temps de récupérer son arme qu’une ombre encapuchonnée posait son pied dessus et tendait vers lui une lame bleutée.

Il reconnut alors un sabre-laser.

Et il comprit.

Désolé Mila, je ne pourrai pas tenir ma promesse…

Le coup qui suivit mit définitivement fin à son existence.


--------------


Real rangea alors son arme et tout en sondant mentalement les lieux quelques instants pour vérifier qu’elle n’avait oublié personne, se dirigea vers l’archonte, encore légèrement sonnée. Tout s’était passé comme elle l’avait prévu. D’ici quelques minutes, les derniers membres encore en vie de l’assaut finiraient par périr à l’extérieur sous les coups des renforts séparatistes. Il n’y avait plus qu’elle désormais.

Elle et mademoiselle Sanna.

Posant un genoux à terre, elle tendit la main à la jeune femme.


- Vous n’êtes pas blessée excellence ?
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MessagePosté le: 19/05/2014 13:29:53    Sujet du message: L'Aube dans les nuages Répondre en citant

Sixtine était complètement prise au dépourvu. Elle n'avait pas compris ce qu'il s'était passé. Après avoir entendu des coups de fusil, sa garde rapprochée l'avait hâtée vers le grand hall, et là... Elle s'était retournée, et il n'y avait soudain plus personne debout. A part un homme - mal habillé et l'air très furieux - et un Gamorréen qui lui pointaient un blaster dessus. Quelle horreur. Ces humanoïdes à la tête de sanglier dégoulinante de bave devaient être le fruit d'un malheureux croisement expérimental ayant eu lieu des millénaires auparavant. Il fallait être cinglé pour inventer des choses pareilles, vraiment. Mais bon, le moment était certainement mal choisi pour laisser lieu à de telles réflexions. Et Sixtine commençait à se sentir doucement nerveuse, malgré la certitude que le soldat restant la défendrait corps et âme, et réussirait même sans doute à tuer les terroristes qui lui faisaient face. Après tout, ils étaient à deux contre deux. ...Bon, plutôt un contre deux, puisqu'apparemment, les talons effilés de Sixtine ne pouvaient pas être considérés comme des armes dignes de ce nom... A moins qu’elle ne réussisse à ôter subrepticement ses chaussures et à lui enfoncer le talon dans les yeux, et...

― Rendez-vous et vous vivrez ! hurla soudain le terroriste.

Et le garde jeta aussitôt son arme sur le sol.

Sixtine lui lança un regard outré. Alors toi mon petit père, si on s'en sort, je te livrerai à mon père, et je lui préciserai bien que l'ébouillantement et le démembrement sont encore des sorts encore trop gentils pour un lâche comme toi ! Et je souhaite que tu meures en Enfer et que tu sois coursé par des rancors toute ta vie, et que... Les ardentes pensées de Sixtine furent brusquement interrompues par une gifle plus violente que tout ce qu'elle avait jamais enduré. Profondément choquée, elle ne parvint même pas à comprendre ce que l'homme lui disait. On  avait... porté la main sur elle ? Sixtine commença à bouillir de rage. Elle essaya de baisser discrètement la main vers ses chaussures.

L'homme s'adressa à son comlink : « Ici groupe 2, vous me recevez ? Nous avons l'otage, je répète... »

Hein ? L'otage ? Ils voulaient la faire prisonnière ?? Mais de quel droit ?! Le stress de Sixtine commença à monter.

L'homme répéta sa phrase plusieurs fois. Il semblait qu'il y avait des problèmes de réception dans le grand Dôme... Ou alors...

Une grenade fumigène provenant d'on-ne-savait-où atterrit soudain devant Sixtine, la faisant trébucher et s'étaler au sol. Puis elle ne comprit pas très bien ce qui se passa. Elle entendit des vrombissements étranges, des éclairs bleutés, elle sentit le terroriste l'agripper et... et la traiter de salope ?? Sixtine voulut le gifler et protester contre son impudence, mais l'homme fut séparé d’elle presque aussi sec. Il avait peut-être décidé de la laisser partir, finalement ?

La brume se dissipa légèrement, et Sixtine se retrouva face à une jeune femme vêtue d’une tenue sombre, agenouillée devant elle, lui tendant la main.

― Vous n’êtes pas blessée, Excellence ? demanda-t-elle d’un air sincèrement inquiet.

― Mais, euh... Vous êtes qui ? fit-elle, abasourdie. Et... et ils sont morts ?

― Vous pouvez m'appeler Real, répondit la nouvelle venue d'un air mesuré. Vous n'avez plus rien à craindre, tout danger est écarté.

Sa main était toujours tendue juste sous le nez de Sixtine. Celle-ci, l’air chamboulé, la fixa quelques instants comme si elle voyait à travers et l’ignora finalement.

― Mais vous êtes une Jedi ? demanda la Kuatie.

Elle tentait tant bien que mal de cacher son excitation, mais c'était la première fois de sa vie qu'elle voyait un Maître Jedi faire usage de ses talents. Dommage qu'elle n'ait pas pu prêter plus attention aux actions de Real à cause du terroriste. Celui-là, il le lui paierait de sa vie. Ah, mais il était déjà mort, c'est vrai. Tant pis.

Real sembla faire une moue de désapprobation à l'audition du mot « Jedi », mais cela dura un si court instant que Sixtine oublia aussitôt la curieuse mimique.

― Plus ou moins, répondit-elle, mais vous pouvez me considérer comme tel pour l’instant.

Réponse étrange pour un membre de l’Ordre... Mais après tout, l’Ordre Jedi était déchiré de l’intérieur et les différends pouvaient ne pas plaire à Real... Et c’était une Jedi ! Sixtine ouvrit des yeux émerveillés, oubliant dans le même temps sa récente confrontation avec les terroristes et toute sa retenue.  

― Rhoooooo, une vraie Jedi ? C’est la première fois que je vois quelqu'un comme vous ! » Elle sembla soudain remarquer la paume tendue de Real et la serra fortement entre ses deux mains. « Et vous savez... faire voler des choses, par exemple ?

L'air avide de la jeune fille sembla surprendre la Jedi. Elle l'aida malgré tout à se remettre sur pieds.

― Et bien... euh... Oui, on peut dire ça comme ça.

― Montrez-moi ! ordonna Sixtine d’un ton autoritaire.

Real semblait hésiter, et Sixtine ne comprenait pas pourquoi. Son regard se porta furtivement sur le garde en arrière-plan – ce sale lâche – qui semblait légèrement secoué. Qu'il en profite. Dans quelques heures, il ne serait plus seulement secoué. Et des images plaisantes vinrent à l'esprit de Sixtine. Vivement qu'elle contacte son père. Real ouvrit la bouche, et la réponse qui en sortit n'était pas celle qu'attendait l'Administratrice...

― Plus tard, si vous le voulez bien. Je ne suis pas sûre que ça soit le bon moment pour ça...

La réponse ne plut pas à Sixtine.

― Je crois que monsieur le Maire vous attend, poursuivit sa sauveuse.

Non, elle ne lui plut vraiment pas.

Sixtine tapa du pied par terre, frustrée. ...Elle n’aurait peut-être pas dû, parce que ça faisait mal, quand même.

― Si vous ne me montrez pas, je ne vous croirai pas ! s’exclama-t-elle, oubliant soudainement la démonstration de sabres lasers à laquelle elle avait assisté deux minutes plus tôt. Qu'est-ce qui me dit que vous n'êtes pas un bandit, vous aussi ?

Real resta muette. Quelques secondes passèrent, puis une arme se mit à léviter dans son dos, traversa lentement la pièce, passant bien en évidence sous les yeux de Sixtine, puis vint se déposer dans les mains du garde survivant. Sixtine écarquilla des yeux émerveillés et dut se faire violence pour ne pas battre des mains.

― C’est GE-NIAL ! Et je peux toucher votre sab...

Elle s’interrompit soudainement.

Un homme richement habillé, l’air effaré et très agité se dirigeait vers elles.

― Mais que s’est-il passé ici ? Madame, vous allez bien ? » Il sembla soudain remarquer la présence de Real et fronça les sourcils. « Et... qui êtes-vous, vous ?

Real se retourna vers l’homme – Sixtine décida de le surnommer « Monsieur Embonpoint » –, visiblement gênée. Elle le salua maladroitement.

― Je m’appelle Real monsieur, je suis une Jedi et je me charge de la protection de mademoiselle Sanna.

Sixtine regarda Real d’un air étonné.

― Ah bon ? » – Petit blanc. Sixtine eut l’air de réfléchir durant une seconde. « C’est mon père qui vous envoie ?

Real mit un temps avant de répondre.

― Euh... oui... oui, c’est ça.

― Ah bon, d’accord. » Si les voix pouvaient hausser les épaules, c’est l’impression qu’on aurait eue quant au ton de Sixtine. Elle se retourna vers Monsieur Embonpoint. « Madame Real est avec moi, elle peut m’accompagner jusque chez le Maire ? » – Monsieur Embonpoint eut l’air choqué que Sixtine ne fît pas usage des termes convenant à l’Etiquette. « Au cas où on essaierait encore de me tuer ? » finit-elle avec un regard appuyé.

L’homme eut l’air de s’étrangler devant le manque évident de courtoisie de la jeune femme. Mais où avait-elle vécu ces dernières années ? Dans la campagne perdue de Dantooine ? (A vrai dire, Monsieur Embonpoint n’était pas si loin de la vérité). Et c’est donc avec une mauvaise grâce flagrante qu’il conduisit ses invités au Maire.

***


DIEU QU’ILS ETAIENT MOCHES. Ce fut la première pensée de Sixtine lorsqu’elle pénétra dans la salle du Conseil du Dôme. Et mal habillés. Et tous GROS. Quelle horreur. Elle espérait qu’elle n’aurait pas à rester longtemps, et que le Maire serait quelqu’un d’assez intelligent et sympathique pour mener à bien ce Conseil pour la Réconciliation. Curieusement, un étrange pressentiment lui laissait présager que ce ne serait pas le cas.

Elle se dirigea vers le siège qui lui avait été attribué. Tous les regards étaient tournés vers elle et un grand silence s’était abattu sur l’assemblée. C’était vraiment super stressant. Elle parcourut les visages des hommes assis en rond autour de la table. Aucun ne semblait décidé à parler, et tous lui jetaient ce regard à la fois méprisant et fier que seuls les peuples opprimés savent manier. La réunion s’annonçait gé-niale.

Sixtine déglutit péniblement.

― Euh... Bonjour ? tenta-t-elle timidement.

Et l’Enfer se déchaîna.

***


Sixtine sortit comme une furie de la salle du conseil, de folles lueurs de rage brillant dans ses yeux. Derrière elle, Real et le garde piétinaient en essayant de suivre son allure. Elle avait essayé ! Elle avait vraiment essayé ! Au début, elle avait tenté d’être gentille, de prétendre vouloir y mettre du sien pour que les lois bespiniennes et confédérées se mélangent, afin de ne pas trop perturber ni les habitants, ni les forces de l’ordre. Mais ils n’avaient rien voulu entendre, restant ancrés dans leurs valeurs de vieux cons hostiles au changement et... Caaaalme. Puis, au bout d’une heure de négociations sans succès, Sixtine avait commencé à s’énerver. Elle avait essayé, pourtant, de ne pas trop les menacer. Mais même les pires menaces – comme une pacification bien en règle de la planète, par exemple– n’avaient eu aucun effet. Puis elle avait craqué et s’était mise à hurler sur l’assemblée. Mais peut-être que traiter le Maire de « vieux con de Hutt républicain purulent et abruti » avait été de trop. Quoiqu’il en soit, la jeune fille avait été fermement priée de quitter les lieux. Folle de rage, Sixtine avait lancé sa chaussure sur le Maire et était partie du plus dignement qu’elle avait pu.

Et maintenant, elle boitait jusqu’au speeder, afin de retrouver ses quartiers. Warn n’allait vraiment pas être satisfait. Derrière elle, Real et le garde suivaient toujours.

***


Une fois rentrée au palais archontal – nouvellement « palais administratorial », mais ça sonnait moche – de Bespin, Sixtine fonça vers sa chambre, Real sur ses talons.

Là, elle s’écroula sur son lit, face contre le matelas, et hurla : « MAIS POURQUOI J’AI UNE VIE DE MEEEERDE ?? » sous les yeux étonnés de sa toute nouvelle garde du corps.

Puis elle décida de bouder.

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Real
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MessagePosté le: 28/05/2014 20:30:06    Sujet du message: L'Aube dans les nuages Répondre en citant

D’un certain point de vue, les évènements n’auraient pas pu mieux se dérouler pour Real et ce à un tel point que tout cela lui avait paru trop facile l’espace d’un instant. A peine avait-elle eut le temps de discuter avec l’archonte, même pas de faire connaissance, que celle-ci agissait comme si elle lui vouait déjà une confiance entière et aveugle. Comme si, lorsqu’elle la regardait, elle ne voyait en elle que la figure quasi-prophétique du Jedi sauveur et qu’ainsi tout ce qu’elle disait ne pouvait être que pure vérité et or massif. A dire vrai, la jeune femme d’une vingtaine d’année qui officiait entant qu’archonte de Bespin la regardait et lui parlait comme une enfant. Une enfant naïve qui venait de rencontrer son super-héros fétiche. Impression qui fut d’autant plus renforcée par son attitude presque « capricieuse » face aux anciens responsables planétaires.

Son « excellence » Sixtine Sanna n’était pas une adulte ou du moins n’agissait pas comme tel. C’était une enfant pourrie-gâtée surprotégée dont les actes n’étaient dirigés que par des caprices de jeune fille difficile. Real n’avait jamais vu ça.

Et dire qu’elle était l’archonte de Bespin… Et dire, et cela choqua encore plus la Sith, que c’était le général lui-même qui l’avait placée à ce poste ! C’était le grand stratège, le tyran vert, le grand général Warn Sanna, le vainqueur de la Grande Guerre, le destructeur des Siths, celui qui avait mis la République à genoux qui avait pris cette décision ! Décidément, ce monde était gouverné par des imbéciles.

Real se sentie désolée face à ce pitoyable constat, l’Ordre Noir n’avait finalement eut que ce qu’il méritait.

C’est ainsi que, en moins de temps qu’elle n’aurait jamais pu imaginer, elle se retrouvait dans les appartements privés de la gami… de l’archonte de Bespin qui s’était immédiatement effondrée sur son lit, la tête nichée dans un coussin de velours rouge, pour y hurler quelque chose d’intelligible.


*Ouin ouin, moi pas contente… * pensa Real de son côté qui s’était silencieusement postée à côté de l’entrée, immobile. Ne sachant absolument pas comment elle devait réagir dans ce genre de situations, elle préféra se taire pour l’instant et laisser couler…Peut-être que l’autre finirait par se calmer et qu’elle lui donnerait ses affectations ?

Mais c’était sous-estimer la persévérance de mademoiselle Sanna qui une fois qu’elle s’était décidée à bouder n’en démordrait sous aucun prétexte.

Un silence gênant s’installa alors entre les deux jeunes femmes. Silence qui créa au passage un malaise de la pire espèce dans l’esprit de la Sith qui était complètement prise au dépourvu.


- Euh…Vous allez bien excellence ? Finit-elle par bredouiller finalement pour tenter de briser la glace, persuadée qu’il s’agissait là de son rôle.

- J’ai l’air d’aller bien ?! hurla en retour la gamine, la faisant au passage légèrement sursauter, tout en lui assénant un regard des plus noirs. Mais quelle bande d’abrutis !

*Ouai…question stupide.* reconnut la Sith immédiatement qui changea en conséquence sa technique d’approche, optant cette fois-ci pour quelque chose de plus subtil, plus amical.

- Je reconnais que leur comportement n’a pas été des plus… respectueux. Tenta-t-elle une nouvelle fois. Est-ce que je peux faire quelque chose ?

Une moue de réflexion se dessina chez la jeune fille.

*La conciliation, y'a que ça de vrai !* Haha la bonne blague.

- Mmh... J'veux bien qu'on les tue. On pourrait peut-être balancer des missiles sur le Dôme, ou un truc comme ça ?

Real resta de marbre un instant, est-ce qu’elle était sérieuse ou bien… ?

- Il doit sûrement exister un moyen un peu plus subtil. Fit-elle, narquoise et priant intérieurement qu’il s’agissait de la deuxième option. Vous pourriez les faire empoisonner par exemple.

Le regard éberlué qu’elle lui lança à sa réponse étendit d’autant plus le doute dans l’esprit de la jeune femme qui ne savait définitivement pas sur quel pied danser avec elle.

- Rhoooo, on a vraiment le droit de les tuer ? Vous... vous pensez que mon père sera d'accord, quand même ?

Si Real avait pu se frapper la tête avec sa main, là, maintenant, elle l’aurait fait. Deux fois. Nom de Dieu elle était vraiment sérieuse en plus ?!

- La guerre étant terminée, je doute qu'il apprécierait que vous en déclenchiez une deuxième.

« Son excellence » Sanna eut l’air déçue de sa réponse.

- Moui, je m'en doutais... soupira-t-elle lourdement avant de s’effondrer à nouveau sur son lit tout en enlaçant son oreiller comme s’il s’agissait d’un doudou.

Real profita du silence qui s’installa suite à cette réplique pour changer de sujet. Il valait mieux mettre au clair certaines choses immédiatement avant que cela ne puisse lui poser problème. Déglutissant, elle choisit soigneusement ses mots.

- A ce sujet excellence... il faut que je vous dise quelque chose.

Aucune réaction de son interlocutrice, trop occupée à suçoter le coin de son oreiller en regardant fixement le mur.

Je vous ai menti tout à l'heure, votre père ne m'a pas envoyé vous protéger.

- Ah bon. répondit-elle simplement, comme si elle n’en avait strictement rien à foutre…ou qu’elle ne comprenait tout simplement pas. Elle sembla toutefois tilter quelques instants plus tard. Ben qui vous a envoyé, alors ?

Real prit un temps pour construire sa réponse, elle ne voulait pas dire quelque chose qui pourrait semer le doute dans l’esprit de la jeune femme. (Si c’était possible.)

- Personne. Elle prit une grande inspiration. J'agis pour mon propre compte.

- Aah, vous aller me demander de l'argent...

Euh…

Désolée, mais je ne peux pas dépenser les sous de la CSI comme ça.

La Sith esquissa un petit sourire en coin et ne put s'empêcher de laisser échapper un rire léger. Elle fit non de la tête.

- Vous vous trompez excellence. Je ne suis pas intéressée par l'argent.

- Oh ça va hein. Répondit-elle d’un air suffisant en faisant un geste de la main dérisoire. Tout le monde est intéressé par l'argent, moi la première. Petite pause tandis qu’une réflexion semblait traverser son esprit. Plutôt la deuxième, en fait. Mais je ne peux pas vous donner de crédits comme ça, vraiment.

La sith secoua la tête une seconde fois.

- Cela aurait pu être vrai à une autre époque mais plus aujourd'hui. Vous l'avez vu, depuis que la Guerre est terminée, les attentats se multiplient à travers la galaxie contre les...sympathisants de l'ancienne CSI. Et tandis qu’elle continuait de parler, elle avait commencé lentement à se rapprocher de la jeune femme jusqu’à finalement se retrouver en face d’elle. Ce n'est plus l'argent qui dicte les actes des autres...mais la couleur de votre manteau. Vous êtes en danger excellence et ce que je veux... Elle s’agenouilla... C'est vous protéger. …puis baissa la tête respectueusement avant de conclure. Je vous offre mes services entant qu'ancienne membre de l'Ordre Jedi et je jure sur mon sabre de vous protéger.

De son côté, l’archonte bespinienne resta impénétrable, comme si ce qu’elle venait de lui dire lui était complètement passé au-dessus. La réponse vint toutefois quelques instants plus tard.

- Ah ben oui, c'est vrai, j'avais oublié que vous étiez une Jedi. Voeu d'abstinence, de pauvreté, tout ça... Désolée, j'ai dû vous offenser en vous parlant d'argent. En tout cas, c'est très gentil de vouloir me protéger, mais pourquoi vous avez dit avoir été envoyée par mon père ? Vous auriez pu me dire tout ça directement. fit-elle d’un air étonné.

Décidément…c’était vraiment trop facile. Il n’y avait aucune question ni même la moindre trace de doute dans les mots de la gamine qui lui faisait face. Sa vision des Jedis était tellement idyllique qu’il ne lui venait même pas à l’esprit de remettre en doute ses paroles.

Real releva la tête et prit un certain temps pour construire sa réponse. Comment pouvait-elle lui dire gentiment que tout le monde n’était pas aussi naïf qu’elle ?


- Je ne voulais pas que l'autre...gros tas (Elle insista particulièrement sur ce mot) de tout à l'heure ne se pose des questions. Et puis, honnêtement, c'est quand même plus impressionnant d'être escortée par une Jedi qui a été envoyée par le général, non ? Je pense que la réunion aurait pu être pire si je n'avais pas dit cela devant lui.

La jeune fille écarquilla les yeux d’effroi.

- Vous pensez que ça aurait pu être…pire ?! Il y eu un reniflement de dédain de sa part puis, comme si cela lui rappelait de trop mauvais souvenirs, changea immédiatement de sujet. Et sinon, c'est qui votre Maître ? Peut-être que je le connais ? Il faudrait que je le remercie, il vous a bien formée à respecter les valeurs des Jedi.

- Je n'ai pas de maître, ou plutôt, je n'en ai plus. Fit-elle d’un air neutre en se relevant. Elle avait parfaitement étudié son personnage et savait exactement ce qu’elle devait répondre. Il est mort bien avant la Guerre et bien avant que je ne sois chassée de l'Ordre. J'ai terminé ma formation moi-même, par mes propres moyens.

- Ah, c'est triste, hein. Hésita-t-elle quelques instants, ne sachant pas vraiment quoi dire d’autre. Puis, comme si elle venait de comprendre quelque chose, son ton changea brusquement pour devenir plus étonné, presque effrayé. Hé, mais pourquoi vous me dites que vous avez été chassée de l'Ordre ? Vous n'êtes plus une Jedi alors ? Vous me mentez ?


*Ben putain, t’en as mis du temps ma vieille !*

Encore une fois, Real fit « non » de la tête.

- Je ne vous ai pas menti excellence. Je suis une Jedi, enfin je l'ai été. Je suis ce que vous pourriez appeller aujourd'hui une "Jedi Grise". Une Jedi sans Ordre, qui agit pour elle-même. Elle marqua alors un temps d’hésitation, comme si cela était douloureux pour elle d’évoquer tout cela. Et j'ai été chassée pour...mes opinions.

Faisant quelques pas en arrière, elle se retira légèrement et se plaça face à la grande fenêtre dont la vue survolait les grattes-ciels de Bespin. Une pointe de colère pouvait se laisser entendre dans sa voix.

J’ai été radiée de l’ordre Jedi car j’ai toujours été sympathisante envers les séparatistes. Je n’aime pas être associée à ces girouettes qui retournent leur chemise plus vite qu’ils ne méditent. Ils ne sont pas dignes de confiance et, plutôt que d’être fidèle et loyale à une idéologie, ils préfèrent se rallier stupidement au camp qui leur promet la perpétuation de leur ordre. On m'a mise à l'écart parce que je suivais une voie différente de celle qu'ils enseignaient…

Nouvelle pause de la jeune femme qui soupira longuement avant de poser un poing rageur contre le verre.

Fils de putes…conclut-elle finalement à voix basse.

De son côté, Sixtine écoutait avec attention chacune des paroles que prononçait la jeune femme et ne put s’empêcher de hocher la tête avec compréhension lorsque celle-ci eut terminé.

- Vous êtes quelqu'un de gentil et qui est fidèle à ses opinions, ça n'a pas dû être facile de faire le choix entre ses croyances et votre "famille". Je suis contente que vous vouliez me servir de garde du corps !

Il y eut alors un léger silence pendant lequel elle sembla prise d’une hésitation nouvelle.

Mais vous n’allez pas me tuer, c'est sûr, hein ?

Real se retourna lentement, un sourire satisfait aux lèvres. Elle était définitivement fière de son baratin.

- A l'époque, si je l'avais voulu, j'aurai pu changer d'avis. J'aurai pu oublier tout ce pourquoi je m'étais toujours battu pour rester auprès de cette..."famille" et pourtant j'ai fait le choix de rester fidèle à ce que j'étais et vous savez quoi ?

Son sourire s’élargit.

Je ne regrette absolument rien. Vous n'avez rien à craindre de moi excellence.

A ces mots, l’archonte rejoignit son sourire, rassurée, et, en guise de geste de confiance, lui tendit alors son oreiller comme s’il s’agissait là de la chose la plus précieuse qui pouvait exister. Dans ses yeux se reflétaient désormais une lueur semblable à celle d’une enfant qui venait de trouver sa nouvelle meilleure amie.

- D'accord, je vous fais confiance ! J'ai vraiment de la chance de vous avoir rencontrée ! Même si bon, j'aurais préféré ne pas avoir eu affaire à un attentat... Ah !

Comme si elle venait de se rappeler de quelque chose d’extrêmement important, elle s’éjecta littéralement de son matelas rebondi pour se diriger en trombe vers le bureau où elle saisit une feuille ainsi qu’une plume hors de prix. L’instant d’après, elle tendait le bout de papier à Real.

Dites, vous pouvez envoyer le conna... hum, le soldat lâche, là, sur la Larme de la Nuit, avec le message suivant ? Elle devrait être en orbite de Coruscant je crois, enfin, vous lui dites que c'est pour une promotion, ce que vous voulez, il ne se méfiera pas.

En attrapant le bout de papier qu’elle ne lut toutefois pas, Real ne put s’empêcher de laisser échapper un petit rire amusé. Elle comprenait parfaitement ce dont il s’agissait et approuvait cet état d’esprit. Peut-être que son cas n'était pas si désespéré que ça après tout.

Enfin, vous n'êtes pas obligée de le faire tout de suite, si vous voulez rester discuter un peu...

- Vous vouliez discuter de quelque chose en particulier ?

La jeune fille déclina.

- Et vous ?

- Non pas spécialement si ce n’est que c’est un honneur excellence.

Et, dans un geste respectueux de la tête auquel l’archonte répondit par un sourire, la Sith se dirigea alors vers la porte. Elle l’entrouvrit légèrement et s’apprêtait à sortir quand une pensée soudaine la fit s’arrêter dans son mouvement. Elle avait complètement oublié de parler de…ça.

- Euh juste, une petite chose, je suis désolée de vous demander ça mais... Elle déglutit, gênée. Où est-ce que je pourrai installer mes affaires ?

Complètement prise au dépourvu, Sixtine ne répondit pas immédiatement. Visiblement, elle n’était pas la seule à avoir complètement zappé cette étape.

- Euh... Alors je suis arrivée y a pas longtemps, donc je sais pas trop où il y a de la place, mais... Ben vous pouvez toujours aller dans le salon... Ou si vous trouvez une chambre, il doit bien y avoir des chambres ici, non ? Regard interrogatif de sa part. Sinon, j'ai un grand lit. finit-elle en tapotant le meuble sus-dit en souriant.

- Euh…

Bug cérébral. Real regarda Sixtine, puis le lit, puis à nouveau Sixtine puis finalement le lit. Non, non, non, non, non, non, non, non, non…

Ca par contre ça n'allait pas être possible.


Bon je me débrouillerai, merci quand même.

- Non mais je vous assure qu'il est assez gra… !

La porte se referma avant qu’elle n’eut le temps de finir sa phrase.
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MessagePosté le: 19/10/2018 03:25:18    Sujet du message: L'Aube dans les nuages

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